Auteur de productions des plus efficaces et remixeur
ultra courtisé, Etienne de Crécy est l'un de ces
artistes français qui ne cesse de faire parler de lui. En
cette fin d'année 2007, il a accepté de nous parler
de l'album « Live on Neptune » et de son concept live
audiovisuel...
Tu as effectué une grosse
tournée de 2004 à 2006 dans laquelle tu as
traversé l’Europe, mais aussi l’Australie et le
Brésil. Quels pays et villes ont été le plus
réceptifs à ta musique, et lesquels t’ont le
plus marqué ? Quelques anecdotes à nous raconter
?
La soirée au club « The End » à Londres
était extraordinaire. Il n’y avait pas de
scène, les gens étaient massés sur nous,
certains étaient obligés de maintenir le matos qui
risquait de tomber de la table sous la pression ! Le souvenir du
festival « Rock Werchter » est inoubliable ! 10000
personnes à fond, c’était incroyable ! Notre
passage au Brésil était super aussi. Ce pays est
formidable.
Tu as pu jouer aussi bien dans
des clubs que dans des festivals ? Quelles différences as-tu
pu remarquer dans ces deux univers
?
Dans un club,
l’énergie provient de la proximité du public.
Dans un festival, elle vient du nombre.
Venons en maintenant à ton
actualité… Ce lundi 3 décembre sort
l’album « Live on Neptune » qui a
été enregistré au Château de Versailles
le 29 juin dernier. Si la pluie a quelque peu gêné le
déroulement de cette soirée, jouer dans un tel cadre,
face au bassin Neptune et devant 7000 personnes, cela doit
être
impressionnant…
C’était
très beau. Et très impressionnant. Le public
était disposé en gradins. Donc, j’étais
vraiment au milieu des gens ! Heureusement la pluie m’a
épargnée. Mon matériel n’aurait pas
supporté une seule goutte de pluie.
Pourquoi avoir
décidé de sortir ce live plus qu’un autre
?
Je jouais assez tôt et devant un public assis. Ma set list
était donc plutôt calme, mais les gens se sont mis
debout assez vite ! Je ne jouerais plus jamais les versions de
« Scratched » ou « Le Patron est devenu fou
» aux heures auxquelles je suis d’habitude
programmé (2 ou 3 heures du matin). Je voulais donc que ces
versions aient une existence plus longue qu’un seul concert
en sortant ce « Live On Neptune » !
Cet album « Live on Neptune
» ne sera disponible qu’en
téléchargement, pourquoi avoir fait ce choix
?
Le live est assez court (6 titres pour 35 min) : je trouve que ce
n’est pas assez long pour faire un CD.
Outre « Live on Neptune
», tu nous viens avec un concept qui en impose : un vrai live
joué uniquement avec des machines et sans ordinateur
portable, le tout avec une structure scénique et visuelle de
six mètres sur six imaginée par le collectif parisien
Exyzt. Parles-nous un peu de ce projet, comment cela a-t-il
émergé dans ton esprit ?
Je veux donner quelque chose à voir. J’ai ressenti ce
manque d’image pendant la tournée Superdiscount 2.
Quand je commençais à me poser des questions, Daft
Punk a fait son live incroyable au festival Coachella. Cela
m’a motivé à proposer aussi un live «
audiovisuel ».
Tu semble apporter une importance
à l’absence d’ordinateur portable dans ce
live… Que penses-tu de l’importance de plus en plus
importante de l’informatique dans le milieu
?
La musique électronique n’existe QUE par
l’informatique ! Le fait de ne pas avoir d’ordinateur
portable sur scène est important, surtout pour moi :
c’est un façon de me mettre en danger devant le
public, que ce soit excitant.
Une dernière petite
question, quels artistes et morceaux écoutes-tu actuellement
? Que penses-tu de ce qu’on a appelé la «
Nouvelle French Touch » (Ed Banger, Institubes, etc.)
?
Je suis un fan de la nouvelle French Touch, surtout SebastiAn.
C’est hyper rafraîchissant !
Un grand merci pour nous avoir
accordé cette interview et félicitations pour
l’album « Live on Neptune » qui a plus à
toute l’équipe. Un dernier mot
?
Internet kills the video star !
Sortie le 3 décembre sur iTunes : Cliquez ici pour acheter l'album (Lien iTunes)