D’aucuns le surnomment “le Jack Kerouac de la
techno”. Pas mieux, comme on dit dans Des Chiffres et des
lettres… Sur la route tracée par Popnoname, on
ne compte plus, en effet, les escales musicales. Aka Jens-Uwe
Beyer, ce jeune homme de Cologne s’offre un voyage
halluciné entre techno hédoniste, électronique
mélancolique, ambient et pop moderne.
D’ailleurs, son premier disque ne s’intitule pas White
Album pour des prunes. En apparence, pas grand-chose à voir
avec les Beatles. Si ce n’est un don plus que
maîtrisé pour les mélodies vocales, les
harmonies onctueuses et le rêve éveillé. New
Order, peut-être ? Bingo : sur No Doubt, le morceau
vaporeux qui s’achève les bras levés et les
jambes en feu, on croirait entendre le timbre de Bernard
Sumner.
Sous influence de Superpitcher, la suite n’est que plus
belle. Avec ses beats intenses et ses synthés
exaltés,Tremolo fait monter si haut qu’on en
oublie tout et surtout le principal. Quand Mother Earth
déploie une synth-pop chavirante, Still
évoque un Erlend Oye écoutant du Daft Punk en
sourdine, et Taken donne l’impression
d’être un avion dans un nuage. Et que dire de Ferry
Sponge, sinon que c’est un chef-d’œuvre
néo-psyché de sept minutes ?
sortie juil. 2007 (Italic / Nocturne)
